Berceau des races Limousines ovines et bovines, elle est célèbre pour son veau de lait élevé sous la mère, mais aussi ses noix, ses pommes et ses palmipèdes gras.

La filière bois contribue elle aussi, très largement au dynamisme du monde rural.

Avec 10 % de la population active, et 5 200 exploitations, l’agriculture corrézienne constitue un rouage essentiel de l’économie du département. Ce ne sont pas moins de 10 000 personnes qui participent régulièrement au travail nécessaire au fonctionnement d’une exploitation soit à temps complet ou partiel.

La Corrèze est le département du Limousin qui compte le plus d’exploitations agricoles avec une moyenne de 44 hectares pour 1.3 emploi en équivalent temps plein.

Parmi elles, la moitié d’entre elles sont considérés comme de petites exploitations (moins de 35 vaches, moins de 200 brebis, …).

A l’opposé, c’est la Corrèze qui dénombre 500 plus grandes exploitations (plus de 100 vaches, plus de 700 brebis) elles représentent 43% de la production agricole du département.
Malheureusement, on constate que sur les dix dernières années le nombre d’exploitations agricoles a fortement chuté. Cette baisse a surtout affecté les petites structures (-25%) mais également celle de taille moyenne (-21%). Parallèlement ont assiste à la poursuite de l’agrandissement des structures (+14%).

Avec une superficie de 229 000 hectares, on constate que chaque année,  depuis l’année 2000, prés de 500 hectares corréziens perdent leur usage agricole pour une autre fonction (voirie, habitat, friche …), soit l’équivalent de plus de 700 terrains de rugby.

La population agricole est également vieillissante, seulement 19% des chefs d’exploitations ont moins de 40 ans.

Signes de qualité, la commercialisation en circuits courts et les activités de diversification tendent à se développer. En Corrèze, c’est plus de 11% des exploitants qui vendent principalement à la ferme ; mais plus de la moitié ont recours à plusieurs autres modes de commercialisation (marchés, marchés de producteurs, commerces de proximité et très récemment vente aux cantines scolaires). 

Les deux tiers des producteurs de fruits et la moitié des maraichers commercialisent en circuits courts, en revanche seulement 4% des exploitations spécialisées en bovins viande utilisent ce mode de commercialisation. La vente en circuits courts apparait comme plus complexe pour les producteurs de viande, compte tenu des contraintes de transformation (abattage, découpe) et de conservation qui pèsent sur les produits carnés.

 Les produits laitiers proviennent essentiellement des exploitations spécialisées en caprins.

Les activités de transformation et de la vente provoquent un réel surcroit de travail et nécessitent de recourir à de la main d’œuvre supplémentaire. L’emploi s’établit à 1,8 unité de travail annuel contre seulement 0.5 pour l’ensemble des exploitations limousines. 25% des exploitants (593 exploitations) tournés vers ces modes de commercialisation ont moins de 40 ans.

3% des exploitations ont une certification «Agriculture biologique»

Source : Agreste recensement agricole 2010, Revue CDA19